Citée parmi les principales préoccupations de l'Etat, la lutte contre le chômage a été renforcée et s'est transformée en cause nationale. Les méga-projets de développement ont contribué à réaliser la plus remarquable baisse du chômage depuis 9 ans. Le point.
Depuis de nombreuses années, l'Egypte est rongée par une maladie qu'elle ne parvenait pas à faire disparaître. Le chômage. Provoquant exclusion, isolement, pauvreté et parfois dégénérant en crimes, le chômage est conçu comme une guerre sans merci, que l'Etat menait mais qu'il ne sortait souvent pas vainqueur.
Juste récemment, les démarches entreprises ont permis un net recul du chômage pour annoncer un avenir plus prometteur.
Récemment, les statistiques sur les taux de chômage montrent une régression sans précédent au cours du deuxième trimestre de l'année en cours. 9,9%. Un taux jamais parvenu depuis 2010, où ce taux avait été estimé à 9% puis à 11,8% au cours du deuxième trimestre de 2011.
L'Etat a travaillé au cours des deux dernières années à lutter contre cette maladie. Le chômage a subi des régressions successives, constatent les économistes, qui font revenir ce net progrès à la mise en place, par l'Etat, des méga-projets de développement, dont notamment la nouvelle capitale administrative.
Ces projets ont permi d'ouvrir grande la porte face aux jeunes et aux employés. Le gouvernement a également entrepris des démarches dans le cadre du programme de la réforme économique pour réduire le taux de chômage, en favorisant les petites et moyennes entreprises et en assurant toutes les facilités nécessaires pour installer les projets.
L'organe central de mobilisation générale et de recensement a récemment fait publier les résultats des recherches faites par la Main-d'oeuvre au cours de la période allant d'avril jusqu'au juin 2018. Ceci révèle un taux de chômage s'estimant à 9,9% du total de l'actif, soit une baisse estimée à 0,7%.
Le nombre de chômeurs a ainsi baissé à son tour face à une hausse du nombre des salariés. Le total de l'actif a enregistré 29036 millions d'employés (dont 22665 millions d'hommes et 6371 millions de femmes).
Les données que les recensements de la Main-d'oeuvre montrent, révèlent alors un taux de chôamge estimé à 6,7% du total des hommes, alors qu'il était 7,3% au cours du premier trimestre de 2018, contre 8,22% au cours de la même période de l'année passée. En même temps, ce taux parmi les femmes a été estimé à 21,2% contre 22% au cours du premier trimestre de 2018 et 24,68% l'année passée.
D'après les tranches d'âge, le taux de chômeurs a atteint 6,3% dans les catégories allant de 15 à 19 ans, puis 4% dans les tranches de 25 à 29 ans. Les taux de chômage dans les zones urbaines ont pour leur part enregistré 11,9% du total de l'actif, alors que ce taux était estimé à 12,1% au cours du premier trimestre de 2018, contre 13,6% au cours de la même période l'année passée. Le taux de chômage dans les zones rurales a pour sa part atteint 8,5% alors qu'il était 9,5% au premier trimestre de l'année contre 10,7% l'année passée.
Les diplômes sont aussi un facteur important et non-négligeable dans ce recensement. Ceux qui ont des diplômes moyens ou plus haut que le moyen ou encore des diplômes universitaires ont atteint un taux de 91,2% contre 87,7% au cours du trimestre passé. Les employés ont donc enregistré 21138 millions de personnes, soit une hausse estimée à 202 mille employés (une hausse estimée à 2,3% en comparaison à l'année passée).
Les activités économiques les plus attrayantes aux travailleurs ont varié entre la pêche- venue en tête- attirant alors 701 mille travailleurs en plus dans ce domaine en comparaison au premier trimestre de 2018.
L'enseignement a attiré 199 mille travailleurs en plus de la période citée, alors que le taux de ceux qui gèrent leurs propres affaires, a atteint 13% du total des travailleurs.
Quant au taux de participation à l'activité économique, il a atteint 43,5% du total de la population (15 ans et plus) au cours du trimestre en cours, alors que ce taux était estimé à 44,3% au cours du premier trimestre de l'année contre 45,4% l'année passée. Le taux de participation parmi les hommes a été chiffré à 67,6% alors que parmi les femmes, ce taux a été chiffré à 19,2% parmi les femmes.
Les tranches d'âge allant de 40 à 49 ans a enregistré le plus haut de participation à l'activité économique.
Le commerce en gros et en détail est venu à la deuxième place avec un nombre de travailleurs estimé à 3589 millions de personnes, dont 2956 d'hommes et 633 mille de femmes, soit un taux de 13,7% du total des travailleurs. Tandis que ce chiffre a atteint 3166 millions de travailleurs dans le domaine des industries transformables.
Le domaine de la construction a enregistré 3006 millions de travailleurs, alors que celui de l'enseignement, il a enregistré 2325 millions de personnes, alors que le transport et le stockage a enregisrté 1981 millions de travailleurs.
Le chômage de masse est donc un fléau économique, politique et social qui concerne désormais toutes les catégories socioprofessionnelles (employés, ouvriers et cadres). Ces conséquences sociales directes et indirectes concernent les demandeurs d’emploi et les salariés en poste qui ont peur de perdre leur emploi. Les surcoûts financiers générés par le chômage et la peur du chômage contribuent à creuser le déficit budgétaire et donc, la dette publique de l’Etat.
Les conséquences directes sont l’endettement des ménages, la rupture des liens sociaux et la perte de santé des demandeurs d’emploi. Les conséquences indirectes sont la hausse de la délinquance et l’insécurité des salariés en poste.